Il y a encore quelques mois, Lamb menait une double-vie : serveuse à Los Angeles le jour et musicienne le soir. À l’époque, elle comptait à peine une vingtaine d’auditeurs mensuels sur Spotify. Aujourd’hui, ce sont plus de 100 000 personnes qui écoutent sa musique chaque mois : une évolution fulgurante qu’elle doit à sa persévérance, mais aussi à Overkill, le titre qui a fait basculer sa carrière.
Avec sa voix douce posée sur des productions jersey club frénétiques, Lamb développe un son surprenant qu’elle décrit comme « electronic lyrical » : une musique faite de contrastes, entre l’intime et l’euphorique, entre textes introspectifs et rythmiques taillées pour le mouvement.
Ses morceaux peuvent parfois faire penser à ceux de Billie Eilish, Yaeji ou encore Oklou, mais ne vous y trompez pas, sa proposition est tout à fait singulière. Grâce à Overkill, son style a touché un plus large public, au point d’attirer l’attention de figures majeures comme Drake ou encore SZA.
Loin du succès instantané auquel certains voudraient la réduire, Lamb travaillait déjà son univers depuis plusieurs années. Avec son EP Creatures, elle confirme aujourd’hui qu’elle est bien plus qu’un phénomène viral : une artiste en train de façonner l’une des propositions les plus étonnantes de la nouvelle scène alternative américaine.