Avant de vendre des millions d’albums et de remplir des stades tous les artistes connaissent des débuts plus modestes. Il n’est pas toujours simple d’imaginer comment se passe la création d’un groupe quand on a jamais vécu ce type d’aventure, c’est pourquoi quand on a eu l’occasion de poser quelques questions à Jof un jeune artiste strasbourgeois, on a sauté sur l’occasion.

La genèse et les influences de son groupe, les avantages d’être un artiste à Strasbourg, le fondateur du groupe Peace Me Off nous a permis d’en apprendre plus sur la vie de musicien dans la capitale européenne. Après avoir lu l’interview, vous aurez certainement envie d’écouter les premiers morceaux du groupe, et ça tombe bien car ils sont disponibles gratuitement sur leur Bandcamp.


Peux-tu nous dire comment a commencé l’aventure Peace Me Off ?

J’ai fait parti de plusieurs groupes de punk rock depuis une dizaine d’années. J’ai toujours eu cette affinité avec les mélodies mélancoliques de la folk et une guitare acoustique à portée de main. Je composais des mélodies de mon côté, juste par plaisir. Et ce nom, “Peace Me Off” me trottait dans la tête depuis quelques temps.

Jusqu’à fin 2014, où je n’avais plus de projet musical concret et j’étais au chômage. Je me suis donc repris en main et j’ai décidé de monter quelque chose de plus introspectif. Un nouveau projet qui représenterait ma vision des choses qui m’entourent, plus proche finalement de ce que je suis.

Je suis parti d’un projet solo mais j’ai finalement opté pour un groupe. J’ai la chance d’avoir eu à ce moment-là dans mon entourage des musiciens en qui j’ai confiance, qui comprenaient l’idée du projet et qui m’ont encouragé à me lancer. Le groupe était monté et après quelques mois de travail nous avons commencé à monter sur scène (en juin 2015), nous avons fait environ 70 concerts depuis.

Comment est-ce que tu définis ton style musical ?

Grossièrement, on appelle ça de l’indie-rock, ou rock indépendant si tu préfères. Un peu difficile à catégoriser, c’est un mélange de folk, d’indie, de rock 90’s avec un peu de punk et un peu de post-rock. Tu mélanges un peu (avec douceur surtout) et voilà, tu obtiens de l’indie-rock. On se pose pas trop la question en fait : on a des affinités musicales en commun, on a des sonorités qui nous plaisent et ça nous suffit pour garder un morceau ou pour le jeter.

Quels artistes t’inspirent le plus et quelles sont tes influences ?

Nos influences vont vers des groupes du style Smashing Pumpkins, Eliott SmithExplosion In The Sky ou 65daysofstatic.  Je m’inspire principalement des choses qui m’entourent, des sujets plus personnels, je marche vraiment par l’introspection. Des faits et des états d’âmes, tout simplement.

Être un artiste à Strasbourg, c’est compliqué ou ça a du bon ?

Être artiste à Strasbourg permet beaucoup de choses : c’est une ville vivante, un vrai vivier culturel, avec des assos qui se donnent la peine de faire les choses bien, qui se démènent pour faire vivre tout ça. Et puis il y a aussi pas mal de pays différents aux alentours : l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, à quelques heures la Belgique et l’Italie aussi. Ce qui permet tout de même pas mal d’ouvertures grâce à cette proximité. À part le froid, on a vraiment pas de quoi se plaindre.

Après la sortie de ton EP et de ton clip, c’est quoi ton actu dans les prochains mois ?

Quelques interviews et vidéos acoustiques pour des blogs, médias et autres; des concerts entre Mulhouse et Strasbourg. Pour la date à Strasbourg organisée par notre label Aros Production je serai en solo pour une soirée concert/rencontre autour du projet, quelque chose d’assez cool et qui permet une réelle proximité avec les spectateurs.

Les gens pourront intervenir, poser des questions durant la prestation et en apprendre ainsi davantage sur Peace Me Off. Genre, si l’un.e de vous, lecteurs – lectrices, vous vous posez des questions suite à ce que vous venez de lire, je vous invite à venir ! En plus ce sera en prix libre.

Par ailleurs, j’y serai avec mon acolyte Allan Ros, épaulé par Aros Production également, artiste folk étonnant dans la veine de John Buttler. On sera également à Chateau-Thierry, entre Reims et Paris, le 25 mars et par la suite, pourquoi pas une tournée estivale et un éventuel retour en studio.

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A Propos de Lucas Legname