Cela fait quinze ans que Rock en Seine existe. Pour nous, c’était la première mais certainement pas la dernière fois. Avec 110 000 festivaliers qui sont venus profiter des 75 concerts étalés sur trois jours, l’édition de cette année est une nouvelle fois une jolie réussite d’un point de vue des chiffres. On est alors en droit de se demander si cette réussite s’est aussi concrétisée par des spectacles mémorables et une ambiance à la hauteur. Sans faire durer le suspense, la réponse est oui et vous allez comprendre pourquoi.


En bref

Le vendredi, c’est avec les beats groovy de FKJ que nous avons abordé l’événement : une manière parfaite de se mettre dans le bain. Ensuite c’est Franz Ferdinand qui a régalé le public de la grande scène avec ses classiques. Puis c’est la danoise qui est venue apporter son grain de folie pour poursuivre la fête. Enfin, c’est Flume qui a conclu de belle manière cette première journée.

Samedi, nous avons été accueillis par par les mélodies entrainantes de Jain. Après, nous avons assisté au concert aussi réussi qu’émouvant de Her. Plus tard, nous avons quitté la planète Terre l’espace d’une heure pour rejoindre l’univers de Little Dragon, on y a croisé d’étranges créatures mais c’était vraiment cool. Autre moment marquant de la journée, le show de The Kills très rôdé et efficace.

Le dernier jour, c’est sous un soleil de plomb qu’on est allé voir Roméo Elvis pour écouter ses sons qui te font perdre la tête. Puis on est resté dans la thématique du rap avec le concert très maîtrisé de Rejjie Snow. Et parce qu’on se lasse jamais, on a enchaîné avec le set de Cypress Hill qui a forcément fait ressurgir plein d’agréables souvenirs.

Crédits photo : Victor Picon


La belle surprise : The Pharcyde

C’est le premier concert qu’on a vu à Rock en Seine et sans doute l’un des plus marquants. Avec son concert en fin d’après-midi, The Pharcyde a tout de suite mis le public dans l’ambiance avec son hip-hop à l’ancienne. Une performance toute en décontraction dont on retiendra notamment l’interpretation de Dirty Harry de Gorillaz sur le lequel Bootie Brown est en featuring.


La claque : Denzel Curry

On ne l’avait pas vu venir mais il a pourtant livré l’une des performances live les plus impressionnantes du festival. Avec son énergie de dingue, Denzel Curry a véritablement mis le feu sur la scène de l’Industrie. Qu’on soit fan ou pas, on finit invariablement par sauter comme tout le monde devant un tel spectacle. C’était superbe.


Le coup de coeur : The Shoes

C’était l’un des derniers sets dimanche soir et avec leur concert parfaitement rythmé, les français de The Shoes nous ont offert une fin en beauté. On a tout simplement adoré le spectacle. Cerise sur le gateau : l’apparition surprise d’Orelsan l’espace de deux morceaux.


Le meilleur concert : Rone

À chaque concert de Rone auquel nous avons assisté, nous avons pris une baffe. Celui-ci n’a pas dérogé à la règle. En intégrant de nombreux nouveaux titres à son set, l’artiste français a su rafraichir son show tout en gardant ce qui en faisait la qualité. C’est avec beaucoup de plaisir qu’on s’est laissé porter par l’atmosphère hors du temps de son show et dès notre retour sur terre on avait déjà hâte de le revoir encore une fois.


Pour notre première fois à Rock en Seine, nous n’avons pas été déçus : un lieu agréable et des concerts mémorables, tous les ingrédients étaient là pour offrir au public un festival de qualité. Même la météo y a mis du sien afin de ne pas venir déranger la fête. On gardera un très bon souvenir de cette édition et on sait déjà qu’on y retournera l’année prochaine.

Si vous n’avez pas pu venir à Paris ou si vous souhaitez juste revoir certains sets, sachez que CultureBox de FranceTV propose certains concerts en replay, une bonne façon de vous faire une idée de l’ambiance sur place.


Crédits photo de couverture : Christophe Crenel

 

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