À l’occasion de la sortie de son nouvel album Autopilote cette semaine, nous avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions à Mai Lan. L’occasion d’en découvrir plus sur son univers et sur les sessions de création avec d’autres artistes qu’elle affectionne.

En plus de l’interview, nous on a eu le privilège d’écouter en avant-première son nouvel album qui sera disponible à partir du 19 janvier et on vous conseille vivement de l’écouter dès vendredi si vous aimez le style pop-futuriste de l’artiste.


Pour commencer, il y a un truc qui nous frappe chez toi c’est la diversité de tes morceaux. On trouve dans ton répertoire de la pop énergique, des titres plus calmes, une pointe de hip-hop et parfois même de l’électro : comment est-ce que tu définirais ton univers musical ?

Mai Lan : Je dis souvent que ce sont des chansons électroniques et des ballades futuristes: ce nouvel album est très electro effectivement, il n’y a presque plus d’éléments acoustiques, les morceaux restent cependant de vraies chansons, avec des refrains et des histoires. Je fais ce qui me vient quand je le fais, il n’y a pas vraiment d’explication, juste une vie entière d’influences qui m’ont nourrie et aujourd’hui je suis tout ça à la fois. Les émotions qui traversent ma vie sont également très différentes, ce disque les raconte.

On a écouté ton nouvel album et on a beaucoup aimé. Peux-tu nous expliquer le titre : Autopilote ? On a l’impression que tu t’es laissée guider par tes intuitions pour enregistrer chaque morceau, est-ce une référence à cela ?

Mai Lan : Ce titre vient du morceau Autopilote, qui introduit l’album et qui raconte dans quel état je me trouvais quand j’ai écrit les chansons de ce disque. J’étais dans une période introspective, j’avais l’impression de vivre ma vie en pilote automatique pendant qu’un mini moi faisait de la recherche et des réparations dans la salle des machines. D’où l’espèce de vaisseau sur la cover, j’imagine que j’opère dans une pièce qui se situe entre la gorge et le coeur, là où on peut voir la peau un peu plus rougie sur l’image.

Tu as travaillé entre-autre avec Oxmo Puccino, Birdy Nam Nam, Orelsan ou encore Myd. Comment expliques-tu le nombre et la diversité de tes collabs ?

Mai Lan : J’adore collaborer, écrire avec les autres, je trouve super précieuse et jouissive la connexion qu’il peut y avoir le temps d’une séance de création, la chanson qui en résulte est le souvenir de ce moment, c’est génial. J’aime aussi le côté « rencontre à mi chemin » entre deux univers, chacun entre un peu chez l’autre et laisse aussi un peu de place chez lui.

Parmi tes collabs marquantes, tu as beaucoup travaillé avec M83 et tu les as accompagné lors de leur tournée à travers le monde en 2016 : quel est l’endroit dans lequel tu voudrais absolument retourner pour te produire en solo ?

Mai Lan : J’ai adoré le Melt Festival en Allemagne, je trouve que mon projet serait assez cohérent dans leur programmation. Et le cadre était fou, avec plein d’espaces différents tous plus cool les uns que les autres: une petite plage electro, une forêt chill avec des hamacs, un coin super club en mode concrete, des énormes scènes surplombées de grues gigantesques éclairées de toutes les couleurs… je rêve d’y rejouer!

Début 2018, tu vas faire quelques dates à travers la France. Lorsqu’on va voir un concert de Mai Lan, il faut s’attendre à quoi ? Petite ambiance au calme ou grosse ambiance explosive ?

Mai Lan : Plutôt grosse ambiance je dirais, le show est très electro, c’est assez frontal, avec tout de même quelques accalmies, le temps de jouer un petit « Gentiment je t’immole » entre deux kick friendly tracks !

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A Propos de Lucas Legname