Du haut de ses 25 ans, Kazy Lambist est déjà un producteur aguerri dans le monde de la pop électronique. Avec son univers aérien, il nous fait voyager depuis quelques années grâce à une musique aux multiples facettes : parfois reposante, parfois explosive.

Après deux EP, l’artiste s’apprête à sortir son premier album et c’est à cette occasion que nous avons eu la chance de lui poser quelques questions. La meilleure manière d’en apprendre plus sur ce personnage un peu énigmatique mais surtout talentueux.

Le nouvel album de Kazy Lambist intitulé 33 000 ft. sortira le 8 juin prochain. Nous avons eu l’opportunité de l’écouter en avant-première et on peut vous dire qu’il réserve encore quelques jolies surprises. Sans trop se mouiller, on peut affirmer qu’il devrait naturellement s’imposer dans la bande-son de votre été.


On a écouté ton nouvel album et bien qu’on s’accorde dans l’équipe sur le fait que c’est un album electro, on a relevé beaucoup d’emprunts à d’autres styles musicaux. Du coup, on se demandait comment est-ce que tu définirais ton univers musical.

Kazy Lambist : J’ai toujours eu l’impression de faire de l’électro plutôt que de la pop. À la base je compose surtout des instrus dans ma chambre avec des machines et des synthés mais j’ai transformé cet univers électro pour en faire des chansons alors on m’a mis l’étiquette “electro-pop”. Ça me va !

Tu peux nous dire qui sont les artistes qui t’ont le plus influencé ?

K. L. : Sans doute Bonobo… C’est un artiste que j’ai énormément écouté étant ado. Son univers est tellement riche, il arrive à mêler l’électro, le jazz, le hip-hop, la soul et toutes sortes de sonorités du monde sans jamais tomber dans le cliché ou le mauvais goût. C’est l’un des seuls à savoir flirter avec la lounge ou la world music sans jamais tomber dedans. Il est au-dessus du game. Long Live Bonobo !

On a beaucoup apprécié l’ambiance apaisante qui ressort de 33 000 FT. Ce côté « chill », c’était quelque chose que tu visais dès le début ou ça s’est imposé naturellement ?

K. L. : En fait, je n’ai pas vraiment le choix, je n’arrive qu’à faire de la musique posée… Pour moi, c’est un moyen de m’évader de tout ce que je trouve violent au quotidien. Et puis c’est l’environnement dans lequel je vis qui m’influence aussi. Le sud ! Je trouve toujours que les choses vont trop vite alors je souhaite que ma musique permette de ralentir, de laisser un maximum de place à la contemplation et à l’imaginaire.

Le voyage est une thématique qui revient beaucoup sur l’album. On a lu que as passé du temps au Canada et que tu y as découvert le hip-hop. Donc on se demandait, quel est ton rapport au voyage ? Quelle influence a le voyage sur ton style ?

K. L. : C’est lors d’un voyage d’une année dans le nord de la Colombie Britannique, au Canada, que j’ai vraiment découvert le jazz et le hip-hop et que je me suis mis à créer des beats pour les rappeurs du coin. Je n’y suis jamais retourné depuis et ce voyage n’est plus qu’un souvenir mouvant dans ma mémoire.

De la même façon, j’aime l’idée que mon album soit comme un pays imaginaire que je présente aux gens, sans trop leur donner de détails pour qu’ils puissent se l’approprier. Je suis aussi passionné d’aviation depuis petit. J’ai mon brevet de pilote de planeur et je compte bientôt passer mon brevet de pilote d’avion. Le nom de l’album “33 000 ft.” fait référence à une altitude de croisière pour les avions de ligne (10 000 mètres).

Ta voix nous fait beaucoup penser à celle de Pharrell Williams, d’ailleurs on imagine bien sa voix sur un de tes morceaux : ça le ferait, non ? Il y a d’autres artistes avec qui tu voudrais collaborer ?

K. L. : Haha on ne me l’avait jamais dit ! Très bonne idée, j’appelle Phapha tout de suite pour lui proposer de passer au stud’ !
Ces dernières années, j’avoue que j’aurais rêvé de faire une prod. pour Drake… Mais je crois que je suis loin d’être le seul 😉

On a pas encore eu l’occasion de te voir en live, on espère rectifier le tir bientôt : en attendant, tu peux nous décrire l’ambiance lors de tes concerts ? c’est plutôt ambiance tranquille ou grosse explosion d’énergie ?

K. L. : C’est plus énergique qu’en version studio. On est trois sur scène : Amaury Giraud (basse/guitare/synthé), Amouë (chant/synthé) et moi (chant/guitare/synthé). On essaie de faire monter la sauce progressivement au fil du set et que ça groove le plus possible. Ça dépend du cadre, on peut parfois être dans un mood très chill et d’autres fois faire exploser ça au maximum en faisant danser tout le monde. Ça dépend des publics qu’on rencontre !

L’est de la France est réputé pour avoir un très bon public ! On peut espérer te voir venir prochainement ?

K. L. : Oui ! On sera en concert à La Laiterie de Strasbourg le 29 Novembre. On avait déjà eu la chance de venir une fois et on avait adoré !!

 

© Crédits photos : Grégoire Alexandre

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