Alors qu’il accompagne Angèle sur sa tournée et qu’il prépare son futur album qui devrait sortir l’année prochaine, le quotidien de Julien Granel ne connait pas de temps mort. Malgré cela, l’artiste français a pris un peu de temps pour répondre à nos questions.

C’est donc avec beaucoup de plaisir qu’on en découvre plus sur l’univers et les ambitions de ce jeune talent touche-à-tout. À travers ses réponses et les références qu’il cite, on comprend aussi mieux d’où vient son style à mi chemin entre la pop et la musique électronique.

Que vous soyez fan de Julien Granel ou simplement curieux on vous invite évidemment à lire l’interview qui suit et à écouter les premiers titres qu’il propose, dont le très bon Défait.


En écoutant Défait ou La mer à boire, on pense ne pas trop se tromper en disant que tu es un véritable artiste pop. Mais on sent aussi chez toi un attrait pour la musique électronique : on se demandait donc quel est ton rapport à ces deux genres musicaux ?

Julien Granel : Je suis tombé amoureux de la musique électronique en découvrant les premières compilations ED BANGER, au même moment où je découvrais l’album « Life in cartoon motion » de MIKA. C’est aussi le moment où j’ai commencé tout jeune à produire de la musique dans ma chambre, en espérant la jouer un jour en live. J’étais très inspiré par les live très électroniques (et énervés) avec des instruments sur scène, comme Soulwax par exemple.

Tu travailles actuellement sur un album qui devrait arriver l’année prochaine, où en es-tu dans ton process créatif ? Est-ce que les deux titres qu’on vient de citer préfigurent de la couleur musicale de ce futur album ou est-ce que l’on doit s’attendre à des surprises ?

Julien Granel : Je suis en pleine expérimentation ! J’aime ne pas m’imposer de limites dans la création. Avec l’année de tournée intense que je viens de vivre, je ressentais le besoin de retranscrire toutes les émotions fortes qui m’ont traversé, et surtout l’envie de proposer à mon humble mesure quelque chose de nouveau. « La mer à boire » et « Défait » sont clairement des premiers éléments de tout cet univers, mais il faudra bien entendu s’attendre à des surprises !

Pour la création de tes morceaux est-ce que tu travailles seul ou est-ce que tu es accompagné par d’autres personnes ?

Julien Granel : La plupart du temps je travaille seul, que cela soit dans un train, dans une loge, chez moi. J’aime travailler en mouvement ! Mais il m’arrive de plus en plus de tester des choses en studio avec de nouvelles personnes très talentueuses dont je tairai le nom histoire de garder des surprises pour l’album justement, haha !

D’ailleurs, si tu devais collaborer avec quelqu’un pour un futur morceau, tu voudrais que ce soit qui ?

Julien Granel : La collaboration ultime serait Tyler, the Creator, c’est clairement l’artiste qui m’inspire le plus à tous les niveaux. Au niveau Français, je serais ravi de collaborer avec Ed Banger d’une manière ou d’une autre, j’ai un profond respect et une grande estime pour Pedro Winter.

En ce moment tu assures la première partie d’Angèle sur les dates de sa tournée, c’est une belle reconnaissance ! Tu peux nous expliquer comment ça s’est fait ?

Julien Granel : C’est tout simplement Angèle qui m’a proposé directement. Et 15 jours après j’étais dans son Tourbus, embarqué dans cette grande ride du kiff ! L’accueil du public a été incroyable dès les premières dates et un an plus tard je suis toujours là. C’est assez fou.

On a lu que tu t’intéresses à pas mal de facettes de l’art comme la danse, la photo, la mode ou encore le cinéma. Est-ce que tu mènes actuellement des projets parallèles à la musique ?

Julien Granel : Au fond je crois que j’aime juste l’idée de créer, de faire passer des émotions, quel que soit le support. Comme en musique, j’aime ne pas m’imposer de contraintes ou de limites, et j’ai envie de condenser tout ça dans mon premier album. Proposer un vrai délire complet.

Pour terminer, on nous a dit qu’en live tu déploies beaucoup d’énergie et on aimerait beaucoup voir ça, tu prévois de passer à Strasbourg prochainement ?

Julien Granel : Il me semble que la date la plus proche de chez vous soit le Galaxie d’Amnéville en novembre avec Angèle ! Je vous invite ? 

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A Propos de Lucas Legname