Il y a quelques semaines nous vous parlions de Bleu Toucan alors que le groupe était sur le point de sortir son EP Universalis. Le projet est désormais disponible et c’est à cette occasion que nous avons pu leur poser quelques questions.

Au fil de l’interview, nous avons pu évoquer avec eux leur vision de la musique, leur relation avec le voyage ou bien encore leur collaboration avec Polo de Polo & Pan. Le duo a parfaitement joué le jeu et a accepté de partager quelques informations sur les coulisses de la préparation de son premier album attendu pour l’été 2021.

En attendant de pouvoir l’écouter, on vous propose de découvrir un peu plus Bleu Toucan à travers leurs réponses.


Bleu Toucan a l’air d’être pour vous plus qu’un simple projet musical. Un véritable projet de vie, vous pouvez nous en dire plus ?

Bleu Toucan : Bleu Toucan c’est un projet musical, une histoire d’amitié, mais aussi une façon de voir la vie. On s’attache à relever la beauté, aussi simple soit-elle, qui nous entoure. Vivre lentement en prenant le temps de savourer le moindre petit instant de plaisir. On est un peu les rastafaris de la french indie pop (rires)

Le voyage semble être une idée assez centrale dans votre univers musical et visuel : qu’est-ce qui vous inspire dans le voyage ? l’idée de la découverte ou bien celle de l’évasion ?

Bleu Toucan : C’est plutôt la découverte : de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, de gens, de cuisines. D’ailleurs on aime tous les deux beaucoup cuisiner que ce soit une carbonnade flamande, un rougail saucisse, une garbure ou encore un bon ceviche ! Le voyage n’est donc pas de l’évasion, qui s’apparenterait un peu à une fuite. Nous ne fuyons pas notre vie et notre quotidien que nous adorons et qui nous inspire aussi énormément.

Un autre élément très identifiable de votre musique c’est sa positivité. Vous êtes naturellement positifs ou bien justement vous cherchez à combattre les mauvaises ondes ?

Bleu Toucan : On a tous nos démons mais pour nous la musique n’est pas un espace politique ou un lieu de catharcis. Ça doit juste être un moment de joie, de trucs agréables, de bonnes vibrations. Même quand c’est mélancolique ça peut rester positif. Chacun son truc mais pour nous l’art doit servir à être ou rendre heureux. On essaie d’y contribuer à notre modeste niveau.

Chacun de vos EPs semble avoir une histoire, c’est quoi l’histoire d’Universalis ?

Bleu Toucan : C’est l’histoire d’un renouveau. On a changé de label, d’équipe, un peu de son aussi puisqu’on épure de plus en plus pour atteindre quelque chose de très franc et direct. Universalis, c’est ça, un nouveau départ et de nouvelles ambitions. L’EP fait la jonction entre nos racines un peu exotiques (Les eaux de Naples) teintées de samba et de musiques du soleil, et nos inspirations les plus récentes (Universalis, le Hublot), avec une musique un peu plus droit au but, un peu plus binaire, un peu plus pop musique peut-être.

Sur Universalis, vous avez travaillé avec Paul Armand-Delille de Polo & Pan dont l’univers musical est assez proche du vôtre. Il y a d’autres artistes avec qui vous aimeriez travailler ?

Bleu Toucan : Travailler avec Polo, qui a arrangé et mixé Les eaux de Naples, était une super expérience, et une sorte d’évidence pour nous. On aimerait beaucoup travailler avec d’autres, en suivant des fantasmes plus ou moins réalistes : Phoenix, Sebastien Tellier, metronomy, Blood Orange, Connan Mockasin, Christine and the Queens, Todd Terje, Juliette Armanet, Mac deMarco, Laurent Voulzy. Même Michael Jackson…

Au fil du temps vous avez sorti plusieurs EPs et de multiples singles, on attend désormais avec impatience votre premier album ! vous pouvez déjà en parler ?

Bleu Toucan : À notre époque, accoucher d’un album est un process hyper long. Le marché nous impose de sortir beaucoup d’EP et de singles avant de pouvoir pondre un long format. Mais on y vient. Ce sera pour l’été 2021. On y retrouvera quelques uns de nos tracks récents mais surtout de nouveaux morceaux qui sont en cours de mixage chez Ash Workman, un producteur anglais qu’on admire beaucoup et qui a travaillé avec des pointures comme Metronomy ou Christine & the Queens. On essaie de façonner un disque avec beaucoup d’énergie, de groove, tout en gardant notre facette langoureuse et tropicale.

On va surtout pouvoir tirer un fil tout au long des 12/13 tracks, donner envie aux gens de tout écouter à la suite parce que l’ensemble sera cohérent. Parfois un album c’est comme un bouquin, si tu lis un chapitre puis tu vas lire 10 autres chapitres de 10 autres livres avant de lire le chapitre 2 du premier, tu perds un peu le sens. C’est bien d’écouter un album en entier, même s’il parait que c’est devenu rare…

On a lu que vous aviez fait un concert dans un hôtel sous des couettes (?!) : c’est quoi le truc le plus fou que vous voudriez faire pour un live ?

Bleu Toucan : Un concert en scaphandre sous l’eau, dans une crique de Corse ou dans les Cyclades. Ce serait génial, mais il faudrait trouver du matos super waterproof, ça risque de coûter un bras et le label va grincer des dents. Sinon un concert dans les jardins de l’Elysée. Ou à Buckingam Palace. Mais bon, ce serait peut-être beaucoup plus malin d’aller jouer dans des hôpitaux pour enfants ou des Ehpad.

1 Comment on "Quelques questions pour Bleu Toucan"

  1. Excellente interview !!!

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