Un an d’attente pour quatre jours de show, malgré la fatigue on n’en revient pas que ce soit déjà terminé. Quoi qu’il en soit, cette 29e édition des Eurockéennes de Belfort a été selon nous un très bon cru dont le line up a su mixer valeurs sûres et nouveaux venus.

Du grand spectacle, des confirmations, quelques surprises et parfois un peu de déception : voilà qui résume bien le souvenir que nous garderons de notre séjour sur la presqu’île du Malsaucy, autant vous dire qu’on a déjà hâte de découvrir le casting de la 30e.


En bref

Dès le premier jour, on est très vite entré dans l’ambiance d’abord grâce au flow de Mick Jenkins qui a ravi les spectateurs de la Loggia puis grâce au spectacle haut en couleurs et participatif de Jain. Enfin c’est Nina Kraviz qui a clos la journée avec son electro survitaminée à l’ancienne.

La deuxième journée a commencé fort avec le set de Lorenzo et ses cinq reprises du Freestyle Du Sale, puis c’est Parcels qui nous a régalé avec sa bonne vibe. Plus tard, Gojira a littéralement enflammé la Greenroom, de quoi ravir les fans de métal qui ont fait le déplacement. Autre moment marquant de la journée : le show de La Femme, très joli et efficace.

Accueillis par la guitare de Rei, nous avons démarré le troisième jour de manière tonique. Cette mise en jambe était parfaite pour ensuite partir à la plage et bouger sur les rythmes dansants de Tuxedo. Ce jour-là, le concert des irlandais de Dropkick Murphys n’était pas en reste et a fait sauter les spectateurs de la grande scène. Une seule ombre au tableau : le set de Booba qu’on a trouvé un peu prétentieux et qui n’a pas vraiment cherché à convaincre au-delà de son public.

Pour son dernier jour, la programmation des Eurocks réservait encore quelques surprises : à commencer par le concert tout en efficacité de Royal Blood. C’est ensuite Phoenix qui a inondé la grande scène de ses couleurs et de ses refrains entêtants. Et que dire du show d’Arcade Fire qui a magistralement clos le festival avec ses morceaux ultra-populaires.


La belle surprise : Soulwax

On ne les attendait pas particulièrement et c’était une erreur : lors de leur set aux Eurockéennes les belges de Soulwax ont littéralement atomisé la Greenroom avec la puissance de leurs morceaux. Qu’on le souhaite ou non, impossible de ne pas être entrainé par leur show qui a réveillé tout le monde. On en garde un très bon souvenir et on a désormais hâte de les revoir.


La confirmation : PNL

À l’inverse, l’attente était grande du côté de PNL même si on craignait que leur manque d’expérience live (le groupe ne s’est pour l’instant que très peu produit en live) rende leur concert décevant. Ça n’a pas été le cas, au contraire on a été impressionné par la capacité du groupe à retranscrire l’expérience PNL dans la réalité. Le flow est toujours aussi bon et les visuels ont fini de nous convaincre que le groupe fait désormais parti des plus grands du rap français.


Le coup de coeur : Group Doueh & Cheveu

Tout d’abord un peu de contexte : Group Doueh & Cheveu jouaient en début de soirée lors du dernier jour du festival. La pluie tombait violemment sur la plage des Eurocks comme sur la scène, forçant les équipes techniques à trouver des idées afin de protéger le matériel et les artistes. Dans ce cadre pas tout a fait idéal, le groupe a su faire régner une ambiance chaleureuse, de quoi faire oublier la pluie aux festivaliers trempés jusqu’aux os. Un bon moment dont on gardera le souvenir longtemps.


Le meilleur concert : Justice

Nous avions déjà eu l’occasion de voir Justice se produire en live il y a quelques années et on en avait gardé un très bon souvenir, l’attente était donc grande pour leur set aux Eurockéennes. Démarré avec 20 minutes de retard à cause de la météo incertaine, le spectacle a une nouvelle fois impressionné par ses jeux de lumières toujours aussi surprenants et par le niveau de la prestation sonore. N’ayons pas peur des mots : Justice est actuellement l’un des meilleurs groupes au monde pour ce qui est des shows live.


Encore une fois, le spectacle a été au rendez-vous de cette édition des Eurockéennes de Belfort. Tant de concerts en si peu de temps, c’est à la fois génial mais aussi un peu frustrant, on aimerait être partout à la fois pour tout voir et tout partager. La bonne nouvelle, c’est qu’une partie des shows est disponible sur ARTE Concert : l’occasion de rattraper ce qu’on a pas pu voir. De quoi patienter jusqu’à l’année prochaine…

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A Propos de Lucas Legname