Son nom apparaissait déjà dans notre liste des artistes à aller voir aux Eurockéennes l’année dernière et son concert sur place ne nous avait pas déçu, KillASon revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un nouvel EP intitulé STW2.

C’est à cette occasion que nous avons pu lui poser quelques questions : l’opportunité pour nous d’en apprendre plus sur ses influences, sur son process créatif et aussi sur son intérêt pour la musique, la mode et l’art en général.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’écouter STW2, voici Ghost l’un des des cinq titres qui composent l’EP et une bonne mise en bouche pour commencer à découvrir l’univers de KillASon avant de lire notre interview plus bas.


Ton style reprend les codes du rap, du punk et tu utilises beaucoup de sons bruts et industriels dans tes prods. Tout cela donne un mélange très intéressant, comment tu définirais ton univers musical ?

KillASon : Hello ! Ha vous trouvez ? Haha. Je dirais plutôt que l’énergie est brute, les sons : je ne pense pas. Chaque élément est travaillé minutieusement. Pour le côté indus je dirai que ça se ressent surtout dans Hoddest In My Town, issu de mon premier EP The Rize. J’ai une approche rap-electro avec toute l’ouverture que ça peut donner : influences pop, rock, dancehall.

Tu peux nous dire quels sont les artistes qui t’ont le plus influencé ?

KillASon : Je dirais Michael Jackson, Outkast, Lil Wayne, Snoop Dogg. J’oublie souvent de les citer mais il y a aussi les Black Eyed Peas, surtout durant la période Monkey Business. Et puis The Police et Bob Marley.

Un rappeur français qui chante en anglais c’est assez atypique, est-ce parce que tu n’aimes pas le rap français ou juste parce que tu es plus à l’aise en anglais ?

KillASon : C’est venu naturellement, j’écoutais majoritairement du son anglophone et j’ai décidé de suivre mon instinct et envie de tout petit.

Tu es un artiste complet : tu chantes, tu fais tes propres prod mais est-ce qu’il t’arrive aussi de collaborer avec d’autres artistes pour tes morceaux ou pour les leurs ?

KillASon : J’aimerais beaucoup produire pour d’autres artistes, ça me ferait vraiment plaisir d’entendre des chanteurs/chanteuses et rappeurs/rappeuses poser sur mes compositions. Après je ne produis pas solo solo. J’ai mon directeur artistique: “D”, qui apporte son regard à mon travail.
Niveau “featurings” je vais essayer de faire un max de collabs intéressantes. Mais je ne prends pas tout ce qui vient, on étudie la chose avec l’équipe car j’ai besoin de temps pour travailler sur mes propres œuvres et celles de mon label SUPANOVA

Il y a des gens avec qui tu aimerais bien travailler ?

KillASon : J’aimerais bosser avec Diplo, Damon Albarn, Sevdaliza, Christine & The Queens, Disclosure, Kendrick Lamar. Et beaucoup d’autres !

En plus de tes talents musicaux, tu danses et tu sais dessiner : en fait, tu es un passionné d’art au sens large ?

KillASon : J’ai eu la chance d’avoir des parents artistes qui m’ont fait voir diverses formes d’art, très tôt. Ma passion pour l’art en général est donc venue très jeune. C’était spontané : la musique, la danse, l’animation, le cinéma.

Tu as défilé à la Fashion Week de Londres pour Bobby Abley. Tu peux nous dire en quelques mots comment ça s’est fait ?

KillASon : J’ai rencontré Bobby il y a un an de cela. On a commencé à collaborer ensemble de manière périodique : il m’envoyait des fringues, je les mettais dans mes vidéos et posais avec lors de shootings photo.
Puis on est devenu pote et il tenait vraiment à me mettre en avant. C’est comme ça qu’est venu la proposition. Quelle expérience ! J’espère pouvoir réitérer, je suis fan de mode. Un projet vidéo arrivera également dans les prochains mois à venir.

Pharrell, TheWeeknd, Kanye West, on ne compte plus les artistes qui collaborent avec des marques sur des lignes de vêtements / baskets. On te verrait bien sur ce créneau-là, tu en penses quoi ?

KillASon : Oui je pense que ça arrivera. Quand j’étais plus petit j’ai eu une période où je dessinais mon outfit parfait (pour l’époque haha). Ça me ferait bien plaisir de participer à l’élaboration d’une collection, en échangeant avec les créatifs.

On t’a vu l’année dernière aux Eurockéennes de Belfort et on a été impressionnés par ton énergie. Pour ceux qui n’étaient pas là tu peux nous dire ce que ça donne un concert de KillASon ?

KillASon : Merci ! Je dirais que c’est un show plus qu’un concert. Je me donne à 200%, j’interprète à fond mes personnages tout en interagissant avec le public. J’ai beaucoup d’énergie à revendre.
D’ailleurs, je serai en triple concert au centre national de la danse à Paris le 10 mars (deux showcases la journée et un le soir). C’est gratuit. Venez, il n’y aura pas beaucoup de concerts en France cette année.

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A Propos de Lucas Legname