Si l’on juge cette 31e édition des Eurockéennes à sa météo, alors il ne fait nul doute que ce fût un grand succès.

Dans un contexte où les festivals se multiplient, il est de plus en plus difficile de s’assurer la fidélité du public année après année. Mais avec ses soirées de vendredi et samedi sold-out, il semble que la recette des Eurocks fasse encore mouche, pour le plaisir des plus de 125 000 festivaliers qui étaient sur place.

Clairement, la programmation de cette année ne nous a pas ébloui par son originalité, cependant elle regorgeait de bonnes surprises qui nous laissent un agréable souvenir de ce week-end. Si vous n’avez-pas pu vous rendre aux abords du lac de Malsaucy cette année, voici un résumé de nos quatre jours aux Eurockéennes de Belfort.


En bref

Lors de notre arrivée jeudi, nous avons été accueilli par le dj set d’Olivier Cachin qui chauffait les premiers festivaliers avec une sélection musicale pointue qui a ravi les fans de rap. Le tempo est monté d’un cran ensuite avec Salut c’est cool qui a installé une ambiance assez incroyable pour un concert de début de soirée. Puis on est allé voir ToDieFor qui a proposé un dj set très réussi sur la plage des Eurocks. Et c’est aussi jeudi qu’on a re-vu Romeo Elvis et qu’on a re-kiffé : le belge était toujours aussi touchant et c’était un vrai plaisir d’entendre ses nouveaux titres en live.

Vendredi, on a été surpris par la popularité de Ninho qui a réuni à peu près tous les festivaliers autour du chapiteau Greenroom pour un concert très maitrisé. Les fans de rap se sont ensuite dirigés vers la grande scène où Nekfeu a proposé un beau spectacle même s’il manquait un peu de folie selon nous. Pour la folie, on s’est rattrapé avec le set totalement épileptique de Kompromat qui nous a mis une belle baffe. Enfin on a terminé notre journée avec le concert de Jeanne Added qu’on apprécie toujours autant et qui ne nous a pas déçu.

C’est par le sympathique set d’Angèle que nous avons démarré la journée de samedi. On est ensuite passé par la plage où nous avons pu découvrir la voix Kate Tempest qui nous a suffisamment intriguée pour nous donner envie d’en entendre plus. Plus tard, on a enfin pu expérimenter la folie et le talent d’Aloïse Sauvage qui a proposé un show aussi énergétique qu’acrobatique. Et c’est aussi ce jour-là que Jain a une nouvelle fois propagé ses bonnes ondes aux Eurockéennes avec un concert plein de bonne humeur.

Pour notre dernier jour aux Eurocks, on a démarré tranquillement avec le très bon dj set de Questlove sur la plage. On a ensuite attendu Trippie Redd qui, après plus d’une demi-heure de retard, a proposé un set plus que décevant… Sur une notre plus positive, on a été agréablement surpris par l’afrobeat des américains d’Underground System. Et même si on n’osera pas parler de découverte, on a beaucoup apprécié le concert de Christine and the Queens avec sa mise en scène millimétrée. Enfin, on a retrouvé Questlove cette fois-ci avec sa troupe de The Roots qui a proposé un très bon show sous le chapiteau Greenroom.


La belle surprise : Clozee

On ne l’attendait pas spécialement avant le festival et pourtant on s’est très facilement laissé emporter par l’univers de Clozee. Avec une musique à l’ambiance superbement travaillée, dans la veine de Rone ou Bonobo, la toulousaine a proposé un set de haut niveau qu’on a pris beaucoup de plaisir à écouter. Très clairement, on retournera la voir dès que l’occasion de présentera.


La confirmation : Isha

Comment peut-on ne pas aimer Isha ? Avec son histoire touchante et sa musique percutante, l’artiste avait tous les arguments pour proposer un très bon concert. Et le belge n’a pas déçu le public des Eurocks avec un set bouillant pendant lequel il a fait plaisir à ses fans et a sûrement converti les festivaliers qui ne le connaissaient pas.


Le coup de coeur : Georgio

Sa sincérité et son énergie font de Georgio notre coup de coeur de cette édition. On l’avait déjà vu en live et il nous avait déjà régalé. Devant un public plus généraliste et pas forcément venu pour lui, il assure toujours autant et ça fait plaisir. Et puis que dire de son interprétation live de Dans mon élément avec Isha ? On en rêvait, ils l’ont fait et c’était parfait.


Le meilleur concert : Suprême NTM

On n’était pas des groupies de NTM avant de les voir sur la grande scène des Eurockéennes. Et pourtant ils nous ont emporté avec eux sans problème pendant une heure et demi de show. Alors évidemment la fibre nostalgique n’y est pas pour rien mais on a vraiment adoré le spectacle et on a particulièrement apprécié l’attitude des deux membres du groupe tout à fait à l’aise avec le temps qui passe. À les voir sur scène, difficile de croire que Joey Starr et Kool Shen ont plus d’un siècle à eux-deux. Quelle énergie… on veut vieillir comme eux.


On est arrivé à Belfort avec un peu d’appréhension et pourtant on en est revenu avec un large sourire ! Cette édition des Eurockéennes a su nous surprendre, en particulier grâce à une très bonne programmation de la Loggia, la petite scène du festival. Les têtes d’affiche ont de leur côté fait le job, à l’image de NTM qui a proposé concert digne de l’aura du groupe.

Le petit coup de pouce de la météo a aussi aidé à la qualité de ce cru 2019 : quatre jours consécutifs de soleil aux Eurocks, cela faisait bien cinq ans que l’on n’avait pas connu ça. Un seul petit regret, l’offre de food trucks semblait plus pauvre cette année par rapport aux années précédentes : serait-ce lié à l’arrivée du cashless ? Possible, en tout cas on excusera au festival cette déconvenue en espérant qu’il rectifie le tir l’année prochaine. D’ailleurs, on sera certainement là pour vérifier !

Enfin, si vous n’avez pas pu vous rendre sur place, sachez qu’une partie des concerts sont disponibles en replay sur ARTE Concert, d’ailleurs si vous étiez présent c’est aussi une bonne occasion de voir les concerts que vous avez manqué !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A Propos de Lucas Legname