Nous vous parlions la semaine dernière du collectif No Vulture qui organise des soirées à Strasbourg, aujourd’hui on va vous parler d’une autre association qui s’apprête elle à ramener dans notre ville une épidémie dansante vieille de plus de 500 ans.

On a vu des teasers sur Facebook qui nous ont pas mal intrigué, on a donc essayé d’en savoir plus sur les personnes derrière ce mouvement. Simone, l’une des membres fondatrice de 1518 a accepté de lever une partie du voile sur la genèse et les plans de cette nouvelle association dont les soirées promettent une ambiance aux petits oignons.

La bonne nouvelle c’est qu’on va pouvoir tester ce nouveau concept très rapidement car la soirée de lancement a lieu ce samedi à l’Elastic Bar. En attendant, on laisse Simone vous présenter l’idée derrière le mouvement 1518.


Tout d’abord, c’est quoi l’association 1518 ?

L’asso est nommée 1518 (qu’on prononce bien “quinze-cent dix-huit” et non “quinze/dix-huit” pour éviter tout malentendu). On organise des soirées dans divers bars/salles de la ville et par la suite on prévoit d’investir des lieux insolites à Strasbourg et aux alentours.
Nous sommes dix membres, aux backgrounds et profils diversifiés et avant tout une bande d’ami(e)s qui a voulu mettre en commun ses passions : l’événementiel, la musique et faire vibrer le public.
Dans l’organisation d’une soirée on décide ensemble du lieu, de la déco, du style de musique mis en avant pour la soirée.

Est-ce que tu peux nous en dire plus sur toi et sur ton implication dans l’association ?

Je suis l’un des membres fondateurs de l’asso. On organise régulièrement des réunions lors desquelles chaque membre peut donner ses idées. D’un point de vue musical je suis certainement la moins habituée à la musique électro underground, néanmoins je me retrouve dans notre asso, les avis et idées de chacun sont respectés. Et peut-être que mon implication permettra de faire évoluer notre liste de styles musicaux qui constitue nos inspirations.

Quel est le point de départ de la création de l’association ? Comment l’idée est-elle née ?

Le point de départ est la dissolution d’une autre association connue et reconnue dans le domaine de la musique électronique strasbourgeoise (Arnicalicious; une institution des soirées Bass et Dubstep qui a été à l’origine de nombreuses soirées les six dernières années notamment au Studio Saglio, à l’Elastic Bar, au Molodoï et à la Laiterie).
Une partie des anciens membres a décidé de lancer un nouveau projet et de créer une nouvelle asso. 

Notre association repose sur un concept, ou plutôt un événement historique curieux de la ville de Strasbourg. Une « épidémie dansante » s’est propagée en 1518 à Strasbourg, une femme s’est mise à danser sans aucune raison, ont ensuite suivi jusqu’à 400 personnes après un mois. Certaines personnes finirent par mourir de crise cardiaque ou simplement de fatigue.
Les médecins de l’époque pensaient que les danseurs ne s’arrêteraient de danser que par épuisement, ils firent donc construire une scène en bois et embauchèrent même des musiciens pour maintenir la danse des malades.

L’idée d’une maladie ou d’une épidémie qui se propage et qui fait danser les gens nous a plu et nous inspire pour les thèmes de nos soirées.

Selon toi, qu’est-ce qui définit le style des soirées 1518 ?

On peut donner l’exemple de notre soirée de lancement : PATIENT ZERO. L’idée c’est que la soirée de lancement marque aussi le départ de l’épidémie qui se propage. 

Les soirées sont basées sur cette “épidémie” et sur l’envie de toujours danser plus et plus intensément, avec une sélection musicale issue de l’univers underground et Bass Music, DnB / Psytrance, BassHouse ou encore Trap. L’ambiance travaillée et les lieux incontournables de la vie strasbourgeoise où nous organiseront les événements vous donneront à coup sûr l’envie d’être contaminé.

Et si on connait pas trop ces types de musiques?

Pour découvrir la Hardtek on vous conseille Fant4stik, pour le DnB vous pouvez écouter Mefjus, House Work de Jax Jones est un bon morceau pour avoir un aperçu de la Basshouse et Supernatural de Boombox Cartel & QUIX est un bon exemple de Trap. Pour la Psytrance, vous pouvez essayer Bubble.


C’est quoi la suite pour vous, déjà d’autres idées après la soirée d’ouverture ?

Oui nous avons beaucoup d’idées et de projets, ce n’est pour l’instant que le début. Après la soirée de lancement qui se tiendra le 28 janvier à l’Elastic Bar de Strasbourg, on va rapidement enchaîner sur d’autres soirées. Vous en saurez forcément plus très vite, l’épidémie se propage !

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A Propos de Lucas Legname